LE 1ER MAI EST A NOUS !
La proposition de loi visant à voler le 1er mai aux travailleuses et travailleurs des établissements culturels et des cinémas, ainsi que d’autres secteurs d’activité, a été suspendue en raison du tollé qu’elle a suscité. Pour autant, le gouvernement a indiqué que ce débat pourrait revenir plus tard. Cette année, le 1er mai doit être particulièrement suivi pour dire haut et fort que nous souhaitons qu’il demeure une journée de lutte, une journée obligatoirement chômée et payée.
Un 1er mai pour la Paix !
En à peine 5 années, le budget consacré au ministère des armées en France est passé de près de 60 Mds à 90 Mds d’euros ! Pendant ce temps, ce sont les services publics en matière d’éducation, de culture, de santé qui subissent coupes budgétaires sur coupes budgétaires, c’est inacceptable ! La CGT a toujours été du côté de la Paix. Dans ce contexte de multiplication des conflits armés et de montée de l’impérialisme, la CGT Spectacle condamne fermement la course effrénée à l’armement et appelle à la solidarité entre les peuples.
Un 1er mai pour défendre le service public de la Culture et nos droits sociaux !
Les coupes budgétaires que nous connaissons depuis des mois ne sont pas une fatalité. Les gouvernants ont fait le choix de continuer de verser près de 211 milliards d’euros par ans aux entreprises sans contrepartie. Nous le répétons une fois de plus. Cet argent peut être mobilisé pour refinancer les services publics, soutenir l’emploi et l’activité, favoriser l’augmentation des salaires, des rémunérations et du point d’indice.
Les politiques publiques conduites en matière d’enseignement artistique, de soutien à la création ou une politique de service public audiovisuel ne peut se faire sans moyens !
Un 1er mai contre l’extrême droite !
Ce 1er mai doit aussi être celui de la lutte contre l’extrême droite qui mène à pas de charge une bataille culturelle contre le service public audiovisuel et contre la diversité culturelle. L’extrême droite montre de plus en plus son vrai visage : reprise en main de Grasset par Bolloré, multiplication des propos racistes sur Cnews, campagnes de cyber harcèlement menées en parallèle de la commission d’enquête de l’allié du RN Charles Alloncle contre l’audiovisuel public, annulation de festivals par des maires RN nouvellement élus : tout montre que l’extrême droite se place en ennemie de nos professions.
Rien n’est encore joué. L’heure est à l’unité. Rassemblons-nous et manifestons le 1er mai pour faire entendre nos voix !
